Welc'

Welc'
Bienvenue à toi chère visiteur.

Tu dois te demander où tu es tombé, pas vrai ?
Tu t'attends, vu les quelques photos, le titre et d'autres petits détails, à lire quelques phrases, récits d'une gamine en totale adoration devant un être, qu'on se le dise, fabuleux : le cheval.
Et bien non.
Attends.
Avant de refermer cette page perdu dans cette immense toile du net, sache que :

• Si tu aimes la lecture,
&
• Si tu aimes les chevaux,

Ce blog te plaira, du moins je l'espère, surement.

Ayais, tu viens de tilter ( Ro' mais si j't'aime petit lecteur blond ^^ ).
Oui, oui, ici c'est une sorte de petit roman sur le net. Alors non, c'est loin d'être de la littérature. Alors non, je ne suis pas une photographe professionnelle et encore moins prof' de français et c'est pour ces quelques raisons que je te demandes, à toi, lecteur de mon c½ur d'être indulgent =).
Sur ce, je te souhaite une bonne lecture, et espère te revoir ... Heu relire, très bientôt !



.1 COM'S MiNiMUM POUR ETRE AMi.

© Shadow'

# Posté le vendredi 03 avril 2009 15:22

Modifié le samedi 29 août 2009 08:45

« Je m'ennuyais. Voilà comment ça a commencé. Elle m'ennuyait, voilà comment ça a fini.»

 « Je m'ennuyais. Voilà comment ça a commencé. Elle m'ennuyait, voilà comment ça a fini.»
« Je m'ennuyais. Voilà comment ça a commencé. Elle m'ennuyait, voilà comment ça a fini.»


- Fadia !

Elle arrêtera vraiment jamais de me faire chier cette prof'. Depuis toute à l'heure elle me casse les pieds avec ses fonctions affines à deux balles. Tout en soupirant, je jette un coup d'½il à ma montre: plus que cinq petites minutes et le doux son de la cloche va retentir. Vous ne pouvez pas savoir à quel point j'aime cette "mélodie". C'est probablement ma sonnerie préférée. En particulier quand elle annonce la fin d'un cours. Et surtout lorsque ce dernier se trouve être le cours de mathématiques; Avec un "s" à la fin je vous prie ! Et oui chères amis, les fonctions affines ont pleins de copains et copines : fonction linéaire, fraction ... Et autres équations stupides qu'on nous oblige à résoudre 3 fois par semaine, environ. Comme si en allant acheter mon pain j'allais sortir à la boulangère : "- Bonjour Madame, alors il me faudrait une campagnarde.
- Avec ceci ? ( Elles le disent toutes ^^)Ça vous fera 2euros.
- D'accord. Alors si je prends le coefficient multiplicateur en utilisant le diamètre de ma baquette, je pourrai trouver le rayon et donc le nombre de pièce qu'il me faut pour faire deux euros ...".
Mais voyez vous, je ne suis pas là pour critiquer notre chère programme de Maths ou de Français...

- Fadia !

Deuxième fois. Deuxième fois que mon prénom résonne dans ma chère salle de cours. Je redresse rapidement la tête, recalant mon dos contre le dossier de ma chaise. D'un bref regard je la dévisage. Elle. Cette femme, courte sur pattes, aussi fine qu'un cure-dent. Tellement maigre, que j'ai parfois peur qu'emporté par le vent violent d'hivers elle s'envole. Qu'elle s'envole loin d'ici. Loin de moi. Je ne l'ai jamais aimé. Je me souviens encore de son visage : des traits durs parsemant ses joues creuses qui prirent un air encore plus sévère lorsqu'elle lu mon nom sur notre liste de classe. Tout le monde le savait ici. Elle était raciste et n'y allait pas par quatre chemin pour vous le faire comprendre. Aujourd'hui encore, je ne sais toujours pas d'où lui vient cette haine pour les "étrangers". Je ne suis pourtant pas si différente que les autres. Malgré un prénom qui trahit ma religion, je suis croyante mais loin d'être pratiquante. D'après mon père, je n'ai pas encore trouvée ma voie...

- Votre exercice mademoiselle Adid, dit elle en interrompant mes pensées et en faisant mine de prendre un accent arabe.

Je déteste quand elle fait ça. Mon exercice ? Depuis quand je travailles dans ta matière, rappelle moi.

- Très bien. Tu vas au tableau s'il te plais.

C'est qu'il y a du progrès. Madame devient polie ! Je laisse un soupir s'échapper et me dirige d'un pas lourd vers le tableau. Je saisis une des craies qui traine sur le paroi en métal quand, la sonnerie retenti.

- Sauvée par le gong !

Un sourire hautin vient s'afficher sur mon visage. Le sien se crispe. Je m'ennuyais, c'est comme ça que ça à commencée. Elle m'ennuyait, c'est comme ça que ça à finit.
Je déambule maintenant dans les couloirs du lycée. C'était ma dernière heure de cours. Aucune envie de voir du monde et je crois que c'est réciproque chez mes amis. Mon attitude ces dernier temps lors des cours et durant les pauses les fait fuir. Je suis mal. Ca se voit. J'irai même jusqu'à dire que ça se sent à des kilomètre à la ronde...
Généralement maman me dit quoi faire lors de mes petits coup de blues. Sauf, qu'aujourd'hui... Elle n'est plus là.
Une tache jaune passe au loin. Merde ! Mon bus ! Mon pas s'accélère. Moi qui marchait telle une Mamie sur un marché, je viens de me transformer en sprinteuse. Ouf', c'est bon, je l'ai.
Ne prenant même pas la peine de dire bonjour au chauffeur, je m'installe à ma place habituelle. M'adossant à la fenetre du vieux car, je laisse mes yeux filés au rythme des paysages que le véhicule traverse. Il quitte la ville après plusieurs minutes passé dans les bouchons pour pénétrer dans la campagne. La brume qui avait disparue quelques minutes au part avant pour être remplacée par les peaux d'échappement et autres bordel vient s'installer à nouveau. Il se met à pleuvoir. Les quelques visages des passagers s'assombrissent alors. Je repose mon regard sur l'extérieur. Les vaches continuent de ruminer dans leur champs, comme si de rien était. Dans le pré suivant, quelques poneys caracolent au rythme de la pluie. Je laisse échapper un léger sourire. Ils sont beaux.
Le bus s'arrête quelques mètres plus loin. Trois personnes descendent du véhicule. Comme d'habitude, je serai la dernière à sortir.
Une heure. Le véhicule freine jusqu'à tomber dans l'arrêt. Cette fois, c'est pour moi. A quelques pas de là, plusieurs maisons dont un grand bâtiment entouré de pré, d'une carrière et de petites écuries s'affichent devant moi. Je laisse mon regard s'échapper pour venir se poser sur un vieux corral. Des images parcourent soudain mon esprit .


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Flash Back

Elle fait danser les chevaux. Les chevaux la font danser. Elle n'est plus cavalière, elle est centaure. Tout deux ne font plus qu'un. Elle la gitane. Lui l'étalon. Il piaffe au rythme des tambourins, se cabre au son des tambours. Et elle, dans sa robe blanche, elle, elle fait rouler ses hanches. Chante des mélodies d'orient et le fait danser. Encore. Encore et toujours. La dernière mélodie retentie. Tout deux se stoppent. Se regardent longuement. L'un fait un pas, puis deux, tandis que l'autre l'accueille les bras ouverts. Ses doigts fins viennent s'agripper au crins épais de l'étalon. Son regard se détourne pour venir se poser sur une filette aux cheveux bruns et ondulés d'à peine 8ans postée derrière la barrière en compagnie d'un homme.

- Allez viens Fadia, tu vas le monter maintenant.
- C'est vrai maman ?
- Puis que Mman te le dis !


Fin Flash Back


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Une larme roule sur ma joue. Jamais, oh grand jamais je ne les oublierai. Ces moments magiques, moments intenses qui m'ont fait vibrer. Une flamme s'allumait dans mon coeur lorsque mes jmabes frêles venait frôler les flancs de l'équidé. Celle ci s'elevait à chaque foulée de l'animal, à chaque parole de ma mère.
Aujourd'hui, la petite flamme c'est éteinte pour surement ne plus jamais se rallumer. Tout çà. Toute cette magie. C'est terminée. Pour nous, pour moi.
Mon visage est trempée par les larmes. Tout en m'essuyant avec la manche de mon pull, je tourne le dos à cet endroit fabuleux. Qui sait, peut être qu'un jour je lui "succéderai". A elle. La gitane. Ma mère.




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Alors ? Qu'en pensez vous ? Ça vous plait ?N'hésitez pas à me donner vos avis, pour que je puisse m'améliorer les chapitres suivants.



© Shadow'

# Posté le vendredi 03 avril 2009 16:20

Modifié le mardi 16 juin 2009 15:51

Rester là.

Rester là.
Les rayons du soleil traversent mon vieux rideau pour venir s'échouer sur une de mes joues. J'aime rester comme ça pendant plusieurs minutes. A regarder les oiseaux virevolter dans le ciel bleue. Mes paupières se ferment, mes doigts qui vagabondaient dans l'épaisse fourrure du chat ronronnant stoppent leurs douces caresses.
La sonnerie de mon réveil résonné dans mes oreilles. Aucune envie de me lever, mais il le faut. M'habillant en vitesse après être passée par la salle de bain, je ne prend même pas le temps de manger mon petit déjeuner et sort telle une furie de ma maison. Trouver un stage. Voilà le but de ma journée de repos. Par où commencer. Chez la fleuriste du village ? Non,trop « moue ». Chez le pharmacien ? Pas envie. L'aboiement d'un chien ainsi que quelques hennissements interrompent mes pensées. Simon le propriétaire de la ferme est en train de mettre ses chevaux dans un des champs. Malgré l'interdiction formel de mon père, je traverse la route séparant nos deux habitations. Le chien du propriétaire des lieux m'a apprament remarqué. Ses aboiements se font alors moins doux et prennent un son dur voir agressif. Je ralentie mon pas jusqu'à m'arrêter au bord de la barrière, regardant le vieux Simon en train de détacher les licols des chevaux. Ce sont deux juments et leurs poulains. Qu'est ce qu'ils sont beaux ! L'un des jeunes semblent très contente de sortir, ce dernier ne cesse de caracoler joyeusement à côté de sa mère, s'éloignant parfois avant de revenir quelques secondes après avoir entendu l'appel maternelle. Simon détache le dernier licol. Les deux juments suivies de près par leurs progénitures, partent au petit galop au fond du champ. Le vieil homme reste immobile. Sa main droite salie par la boue dans laquelle baignaient les deux harnachements vient se poser avec douceur sur la tête du chien. Il à remarquer ma présence. Depuis longtemps même. Alors pourquoi m'ignore t-'il ? Sans même m'adresser un regard, il détourne le chemin et re-part en direction des écuries. Je ne sais pas trop quoi faire. Rester là, rentrer à la maison ... Soudain, une des juments hennit en direction d'un pré voisin. Mais qui appelle t-'elle comme ça ? Je cherche du regard l'individu quand je remarque enfin, un autre équidé. Il est seul. Dans un coin de son pré, presque inerte. Ma curiosité prend le dessus, et je part en direction du champ.
Il est beau. Presque plus beau que le cheval de maman. Musclé et fin à la fois, ses longs crins recouvrent une fine encolure. Son toupet cache ses yeux noisettes. Les rayons du soleil font briller les quelques plaques de boue séchée sur sa robe grise. Il n'a pas l'air de m'avoir remarqué. Pourtant, ses oreilles virevoltent au dessus de sa tête, comme si il entendait quelqu'un, analysait le bruit.

- Salut mon beau ...

Il renacle alors bruillament. Redressant la tête, il fait voler ses crins dans tout les sens. Son antérieur vient gratter le sol violemment. Il semble s'énerver.

- Ca faisait longtemps qu'on ne t'avais pas vu dans le coin Fadia.

Je me retourne brusquement . Il est là. Adosser contre le mur. Il n'a vraiment pas changer. Et pourtant ça fait longtemps que je ne l'ai pas croisé.

- Je me promène.


Il sourit dans le vide. Je dois lui rappeler maman. Tout le monde me dit que je suis son "clone". L'équidé s'est apaisé.

- Comment s'appelle t'il ?
-Qui ? Elle ? Oh, c'est la vielle Chiva.
-Pourquoi elle est toute seule ?


Simon ne me répond pas tout de suite. Il se contente de rire doucement. Me jetant un dernier regard, il repart pour la seconde fois dans les direction des écuries. Je n'aurai pas ma réponse tout de suite apparemment.
L'équidé s'est approché de la barrière. J'approche ma main de ses naseaux. Il la sent bruillament. Il est crispé : oreilles plaquées en arrière, souffle lourd. Quelques secondes s'écoulent et il s'apaise peu à peu. Ses muscles au départ tendus se détendent. Ses oreilles cessent leur danse endiablée et son souffle rapide redevient calme. La paume de ma main se pause alors doucement sur sa joue et mes doigts s'échappent doucement dans ses crins épais. C'est alors que quelque chose vient chatouiller mon bas ventre. Je stoppe mes caresses et recule doucement. L'heure à déjà bien tournée, il faut que je rentre, et vite. L'équidé semble perdu. Ses oreilles re-prennent leur vif manège et il s'écarte de la barrière repartant tranquillement dans le coin du pré. Il est si différent. Demain, c'est décidé, je reviendrai ! Aucune envie de rentrer chez moi, mais il le faut bien. Je n'ai toujours pas trouvé de stage et je sent que je vais vite finir chez la fleuriste à glandouiller pendant deux semaines.
Encore perturbée par ce qu'il vient de se passer avec la petite grise, je me faufile discrètement dans les écuries pour voir si il y a d'autres chevaux. Quelle surprise ! Il y a tant d'années que je ne suis pas venu ici. Depuis la mort de maman. Tout à tellement changé ! Les box ont été refaient, la toiture aussi. Et moi qui m'arrête pourtant devant la ferme après l'école, je n'ai rien vu se faire. Une plaque est clouée sur chaque porte où le nom et l'affixe de l'élevage sont indiqués ainsi que les origines paternelles et maternelles. Même la race y est inscrite. Toutes les box sont parssemés de nombreuses plaques gagnées lors de grands concours. Les chevaux de propriétaires se remarquent vite. Ce sont les seul à avoir gagnés des plaques dans d'autres disciplines que le dressage. Tous sont magnifiques et ont leurs particularités. Entre les gigantesques selle français, les quelques puissants postiers breton et le superbe frison, deux petits pur sang arabes qui semblent très complices ammènnent un peu de soleil d'Orient dans l'écurie. Il y a pleins plus de propriétaires qu'avant. « Bel Ami, Al Atan, Prince, Milk Shake, Polarwi, Edinburg ... » . C'est alors que je croise son regard. Ce regard.

# Posté le lundi 02 novembre 2009 13:51

Modifié le lundi 02 novembre 2009 15:15